mercredi 29 mars 2017

        Un site très utile vous permettant d'accéder, en format numérique, à la Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, une immense collection de 53 volumes comprenant tous les textes des Actes des conciles depuis la naissance de l'Église. L'édition en fut commencée par l’érudit italien Giovanni Domenico Mansi au dix-huitième siècle.





samedi 25 février 2017

"Notre pain éternel"

     La version gotique du Notre-Père, dans l’Évangile selon Matthieu (6, 11), offre une variante intéressante. La prière ne porte pas sur le pain « quotidien » mais sur le pain « éternel » (sinteins) : 

Hlaif unsarana þana sinteinan gif uns himma daga


« Notre pain éternel, donne(-le)-nous aujourd’hui. »

samedi 5 novembre 2016

Marie-Madeleine au tombeau : traduction et analyse grammaticale de la version vieux-nubienne de Jean 20, 11-17

     Je mets en ligne une traduction et une analyse grammaticale la  la version vieux-nubienne de Jean 20, 11-17, célèbre scène du Noli me tangere où Marie-Madelein retrouve le Christ ressuscité au tombeau. J'ai égalment édité et inclus le texte nubien, d'après BROWNE (G. M.), Bibliorum Sacrorum Versio Palaeonubiana, CSCO 547, Louvain, Peeters, 1994. Mon document est téléchargeable ici : 


Noli me tangere de Giotto

jeudi 3 novembre 2016

Rome-Paris-Rabat

      Un bref message pour signaler mon actualité scientifique des prochains mois : le 8 décembre prochain se tiendra à Paris la première session de la Société pour l'étude de la littérature apocryphe chrétienne, dont je suis le secrétaire. Anna Van den Kerchove proposera une communication intitulée "Zostrien et les néoplatoniciens" (pour davantage d'informations sur cette rencontre, contactez-moi).

   Je me rendrai ensuite du 23 au 28 janvier 2017 pour la session d'hébreu 4 à l'institut al Mowafaqa de Rabat. J'y donnerai également une conférence sur les mots d'origine syriaque dans le Coran : "L'arabe coranique à la lumière du syriaque". Enfin, retour chez moi à Rome après cette parenthèse marocaine...

jeudi 20 octobre 2016

Revue Al-Machriq en ligne

     Un lien très utile pour consulter tous les volumes de la revue libanaise Al-Machriq, spécialisée dans l'étude de l'Orient chrétien et du christianisme arabe. Les volumes des années 1898 à 2002 sont consultables en intégralité.



mardi 4 octobre 2016

Cyrille de Scythopolis

      Une excellente nouvelle pour les amateurs d’hagiographie grecque. La très précieuse édition des Vies de Cyrille de Scythopolis par E. Schwartz est désormais disponible en ligne.


Kyrillos von Skythopolis, éd. Eduard Schwartz, Texte und Untersuchungen 49, 2 (1939) :


Revue de l'Orient chrétien

    Une utile page listant tous les volumes de la Revue de l'Orient chrétien, assortie de liens pour les consulter en ligne et les télécharger.


vendredi 16 septembre 2016

Le prophète "avertisseur" : entre Bible et Coran

       L'idée selon laquelle Dieu a envoyé ses prophètes, et tout particulièrement Mahomet, tels des « avertisseurs » (نذير, nadīr, nudur au pluriel) est très courante dans le Coran. Allah envoya ses prophètes auprès des peuples, tout au long de l'histoire, afin de les mettre en garde contre les châtiments qu'ils encourraient en raison de leur impiété. Le prophète (rasūl), dans la conception coranique, est celui qui vient avertir sa propre communauté de la menace imminente de la punition divine ; toutefois si elle se convertit, à l'appel du prophète, Dieu sera clément et l’épargnera. À ce mandat d’avertisseur est très souvent associé celui de bašīr, « annonciateur » de la révélation divine. Par exemple, en 11, 2, Mahomet se présente ainsi : « N'adorez qu'Allah. Moi, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur et un annonciateur (nadīr wa bašīr)". Mahomet, dernier prophète envoyé par Dieu, est naturellement l'avertisseur par excellence (pas moins de 73 versets mentionnent un avertissement du prophète Mahomet à destination de ses contemporains). Il est, comme le dit le Coran, l'avertisseur « manifeste » ou « évident » : « Je suis l’avertisseur évident » (an-nadīr al-mubīn ; 15, 89).

        Cette idée, si prégnante dans le Coran, semble avoir des origines bibliques. En effet, dans l’Ancien Testament, les prophètes sont présentés, à plusieurs reprises, comme des avertisseurs auprès des peuples impies. L’exemple le plus frappant — et pour lequel le Coran offre les meilleurs parallèles — est Ézéchiel 33, 1-9. Le prophète Ézéchiel y est comparé, de manière métaphorique, à un « guetteur » (צפה, ṣofè) qui doit avertir la ville des assauts qu'elle pourrait subir. Si les habitants écoutent le guetteur, ils pourront se défendre à  temps et avoir la vie sauve. Ainsi Dieu envoie-t-il son prophète Ézéchiel afin d'avertir (hizhir en hébreu) les peuples infidèles afin qu’ils se convertissent, obéissent à Dieu et obtiennent le salut. Citons Ézéchiel 33, 7-9, où Dieu dit : « C’est toi donc, fils d’homme, que j’ai établi guetteur pour la maison d’Israël ; tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : "Méchant, tu mourras certainement", mais que toi, tu ne parles pas pour avertir le méchant de quitter sa conduite, lui, le méchant, mourra de son péché, mais c'est à toi que je demanderai compte de son sang. Par contre, si tu avertis le méchant pour qu'il se détourne de sa conduite, et qu'il ne veuille pas s'en détourner, il mourra de son péché, et toi, tu sauveras ta vie. »


"Et dis : Je suis l'avertisseur évident" (Coran 15, 89)